La vie en milieu rural repose énormément sur les dynamiques associatives notamment en terme de culture. Quoi que l’on fasse à ce jour, nous sommes contraints par des contextes économiques de plus en plus pesants. reste l’envie et le goût de faire ensemble en réunissant des ressources humaines de divers horizons. L’art , la culture en général sont relayés au second plan lorsque l’inconfort économique s’installe…est-ce une raison pour cesser de proposer des événements, mais aussi des espaces de réflexion au delà du divertissement? Non, créer du lien est une nécessité sociale sous quelque forme que ce soit.
L'annuaire des artistes en Creuse, le CAC23 et le CAC23bis
Des rencontres, encore…d’abord au sein d’un Tiers lieu durant l’été 2019, puis des discussions qui s’affinent, des envies qui s’expriment et enfin un « cercle » né spontanément de ces échanges intuitifs.
Une idée d’exposition pour l’inauguration de la Quincaillerie en janvier 2020, Tiers lieu « amiral » de Guéret et voilà un collectif d’artistes libres de profils extrêmement divers qui se monte, le CAC23. Cette exposition « 23.1 » se base sur un besoin de reconnaissance, et surtout sur une injustice flagrante liée au statut de l’artiste plasticien et visuel, statut et statuts au pluriel, une constellation de situations juridiques et économiques, un chaos associé , entre autres choses et pour résumer, à une « curiosité »: L’obligation pour cette catégorie d’artistes de devoir payer pour exposer, pour être vu, pour exister au regard du public. Nous sommes là, avec un numéro de Siret en bonne et due forme, mais visiblement et pratiquement à part. Soit, j’en suis aussi, alors je participe à 2 titres, celui d' »artiste » ( si tant est qu’on veuille m’en qualifier :-)) et celui de professionnelle de la communication…
Lors de l’organisation de l’exposition, et à force de constater les problèmes d’identification et de communication, je fais part au collectif de mon souhait. créer un site web de référencement des artistes plasticiens et visuels qui couvrirait le territoire. Un outil neutre avec pour particularité que cet annuaire doit par dessus tout permettre à l’artiste en question d’être autonome et maître de toutes les informations qu’il ou elle voudra mettre sur sa fiche. De pouvoir la faire vivre en fonction de son actualité, et donc de faire ce site un portail vers tous ses autres réseaux et médiums de communication sur et en dehors du territoire. Idée acceptée et soutenue, si soutenue que la création d’une association s’impose, un cadre logistique et institutionnel le CAC23BIS. Le Collectif continue de vivre sa vie d’ouverture, de créations et de partages sachant que dorénavant, l’association soutiendra officiellement ses démarches et favorisera ses partenariats.
LE SITE WEB
Je construis donc et rédige le projet de squelette du site, Gaya Jarmuszewicz déniche celui qui sera la caution technique du site, Clément Gaillot et nous voilà, petite équipe de 3 personnes à travailler à la réalisation de L’Annuaire des artistes en Creuse. La phase de tests se fait entre les membres du bureau de l’association CAC23 bis, Nicolas Le Tron, Jean Bonichon, Françoise Sens, Marc Olivier, Gaya Jarmuszewicz , FROB et moi et nous permet de répondre au mieux à des attentes spécifiques. Un travail d’équipe, équipe qui décidera de valider l’idée d’offrir un accès gratuit à cet outil à tous ceux et toutes celles qui souhaiterons s’y inscrire.
Ateliers et vie au Coudercs
Une concordance des temps entre mes envies et un échange informel lors d’une exposition à L’abbaye de Prébenoit à Bétête et une sollicitation un peu plus tard cordiale et engageante de la part de Monsieur Bernard Bondieu, organisateur de ladite exposition. Un homme très actif, responsable de l’association qu’il a créé chez lui du coté de Jouillat et artiste lui-même. Et me voilà embarquée pour la communication de ses expositions sur Chéniers d’abord, … puis un Voyage en Grande Garabagne, (Hommage à Henri Michaux) où nous avons travaillé à une publicité « artistique » par l’objet, in vino veritas, et à la concrétisation en ce monde de La Clouille, breuvage évoqué par Henri Michaux, dans la réalité un cru rebaptisé pour l’événement,d’Angélique Gabrielle. L’opportunité de mettre en contact une viticultrice en Creuse et Indre et un artiste peintre et sculpteur, rien de mieux que la transversalité pour mettre en valeurs les ressources locales.
Une exposition entre femmes reportée à cause d’un confinement, une collaboration sur le livre d’un poète et retour sur le mode communication (en plus de l’artistique, voir le site artypage.fr) sur la nouvelle saison culturelle 2020 à L’abbaye de Prébenoit. Puisque l’espoir fait vivre, on y travaille énormément …
LES SAISONS VAGABONDES 2020
Participation en tant qu’artiste et graphiste…et un peu plus. L’objectif est toujours de relier les gens en valorisant des projets communs et toujours très concrètement. Comme par exemple, en ces temps difficiles et particulièrement confus, inviter un public étranger , la communauté anglaise, mais pas seulement. Donc,naturellement j’ai proposé une prestataire de service de nationalité anglaise à l’organisateur de l’événement: 5 dates offrant l’opportunité à une bénévole de proposer un buffet d’avant ou d’après spectacle au bénéfice d’une association animale DARQUINN installée sur la commune de Bétête.
En cela, de mon point vue, réside le seul intérêt de la communication, à savoir le partage d’un bénéfice commun en mettant des personnes en relation. Exit le marketing, bienvenu à l’humain.
Pour ce qui est du graphisme, le propos était d’accompagner le déroulement des événements sujets à des changements de session en session, contexte compliqué oblige. Compliqué est un délicat euphémisme. Les uns atteints par la mélancolie ambiante ne souhaitant plus vraiment sortir, les autres s’inquiétant pour leur santé, si ce n’est aussi pour leurs finances…pour faire court, l’ambiance est telle que même les irréductibles organisateurs passionnés, pressés par des contraintes sanitaires et sans visibilité quant à la fréquentation des futurs événements , hésitent aussi à remettre le couvert…On en arrive donc à poster presque au jour le jour sur les réseaux sociaux ( le papier coûtant cher et les dépositaires des flyers souffrant aussi) pour tenter de séduire et d’initier une impulsion à un public perplexe.